Revue de Presse #66

Vous faites le pont du 14 juillet ? Nous aussi … Mais on n’oublie pas la Revue de Presse hebdomadaire ! 😉

Actu 1 > Mastercard lance le paiement par selfie, Fashionmag.com.

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Le géant américain Mastercard prépare le lancement d’une nouvelle option permettant à ses clients de réaliser des achats sécurisés par un selfie. Le principe est semblable à celui de la reconnaissance digitale actuellement utilisé par iphone, utilisant l’empreinte d’un doigt pour payer. En scannant et en analysant l’image du payeur au moment de régler l’achat, la technologie permettrait d’éviter toute fraude en vérifiant virtuellement son identité. Le processus devrait être lancé aux Etats-Unis dans un futur proche. Une sortie en France et en Europe n’est pas encore au programme.

> Non non, ce n’est pas une blague ! Ahhh les nouvelles technologies, il fallait s’y attendre …

Actu 2 > Anne Hidalgo détaille son plan de bataille pour la reconquête de la mode, FashionUnited.fr.

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Xavier Romatet, Anne Hidalgo et Bruno Julliard au deuxième gala de la Vogue Paris Foundation.

C’est devenu une tradition : à chaque fashion week, Anne Hidalgo, maire de Paris, accorde une interview au journal américain WWD. Il faut dire que la mode est, plus que tout, au coeur de tous les intérêts dans la capitale, au moment de la période des défilés. La fashion week serait même l’un des plus gros employeurs de la ville avec 60 000 emplois directs et au moins autant d’emplois indirects. La ville de Paris aurait d’ailleurs annoncé en mars dernier une aide de 60 millions d’euros d’ici à 2020, destinée à la jeune création. Paris aime la mode et celle-ci le lui rend bien ! C’est d’ailleurs le slogan qui sera affiché sur la dame de fer au mois de septembre prochain. Un cri d’amour qui devrait se concrétiser par une grande réception fin octobre dans les salons de l’Hôtel de Ville. Anne Hidalgo reconnaît : « Paris s’était un peu endormie il y a quelques années, pensant qu’elle pourrait vivre d’un héritage de capitale de la mode ». Le but de Mme Hidalgo aujourd’hui ? Rapprocher la mairie et les différentes institutions de Paris au service de la création. Un grand et beau chantier en perspective !

> Une excellente initiative de la part de la ville de Paris qui soutient la jeune création de mode française, souvent porte étendard de la création artistique française dans le monde. Le but étant, bien évidemment, d’amplifier l’impact de la fashion week parisienne. Paris rayonne pour sa mode et « son luxe à la française » depuis des décennies … et compte bien briller encore longtemps !

Actu 3 > E-commerce : la Fevad dévoile ses chiffres, Fashionmag.com.

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La FEVAD publie officiellement ses chiffres clés pour 2015. Un document de référence dressant le portrait de la VAD française en termes de ventes, d’emplois, de supports ou encore de comportement. Le rapport de la FEVAD rappelle que l’habillement – chaussure représente le deuxième secteur en CA après le tourisme. Le CA total de la vente en ligne devrait atteindre plus de 60 milliards d’euros en 2015 et la part des ventes en ligne sur mobile a grandement augmenté depuis l’année 2014 (6,4 milliards d’euros contre 4 en 2014). Sur 164 200 sites marchands actifs, 24% ont en effet une version mobile. Le panier moyen est actuellement de 81 euros, avec 20 transactions en moyenne par acheteur, soit 1625 euros de dépenses.

> Ces chiffres probants montrent bien que, malgré la digitalisation des magasins et le retour en force du shopping en boutiques, le commerce en ligne pour la vente d’habillement est loin d’être en recul, bien au contraire … Et c’est une bonne nouvelle pour l’ensemble des acteurs mode sur le web, comme Fitizzy 😉

Actu 4 > Asos investit dans le marketing sur le marché français, Fashionmag.com.

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Visuel de la campagne été 15 – Asos

Après avoir décidé de fermer sa filiale française à Lille il y six mois, Asos veut communiquer sur le fait que le marché français reste une priorité. L’e-commerçant britannique a donc changé de stratégie, pilotant ses activités françaises depuis Londres. Asos investit toujours dans le marketing pour ce qui est son deuxième marché européen. Cet été, la France sera donc le premier pays en dehors du Royaume-Uni à faire l’objet d’une campagne de pub. Démarré sur Paris, le dispositif de campagne « See it, Love it, Get it » se déclinera en affichage, mais aussi en digital. L’e-commerçant britannique a également recruté trois nouveaux stylistes ambassadeurs, tous trois français, pour effectuer une mission à échelle de l’Hexagone. Il s’agit, pour Asos, d’animer les réseaux sociaux et le web français en produisant du contenu mode pour mettre en valeur l’offre du site marchand.

> Asos attache de l’importance au marché français, qui est pour lui un marché à fort potentiel, pour notre plus grand plaisir !

La Magie Jean Paul Gaultier

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La semaine dernière, nous avons eu la chance de nous rendre à la grande expo du moment au Grand Palais à Paris : l’expo Jean Paul Gaultier.

Surnommé « l’enfant terrible de la Mode » par la presse dès ses premiers défilés dans les années 1970, Jean Paul Gaultier est incontestablement l’un des créateurs les plus importants de ces dernières décennies. Créées entre 1971 et 2015, ces pièces n’ont pour la plupart jamais été exposées.

Cette exposition multimédia, qui présente des pièces inédites du créateur (haute couture et prêt-à-porter) célèbre l’audace et l’invention d’une mode avant-gardiste et explore ses sources d’inspiration, aussi éclectiques qu’impertinentes, au travers d’un parcours thématique.

Elle s’accompagne également de croquis, d’archives, de costumes de scène, d’extraits de films, de défilés, de concerts, de vidéoclips, de spectacles de danse et d’émissions télévisées.

Sa mode avant-gardiste a saisi très tôt les préoccupations et les enjeux d’une société multiculturelle, bousculant avec humour les codes sociologiques et esthétiques établis. Plus que sur tout autre couturier, cette expo célèbre son humanité.

Au delà de la virtuosité technique résultant de l’exceptionnel savoir-faire des différents métiers de la haute couture, d’une imagination débridée et de collaborations artistiques historiques, il offre une vision ouverte de la société, un monde de folie, de sensibilité, de drôlerie et d’impertinence où chacun peut s’affirmer comme il est !

Le parcours bénéficie en outre du talent d’artistes et d’experts de renom, dont la compagnie avant-gardiste  théâtrale montréalaise UBU, qui a animé les mannequins suivant un procédé technologique novateur.

Cet événement constitue d’ailleurs la dixième étape d’un projet initié par Nathalie Bondil, directrice du Musée des Beaux-Arts de Montréal.

Si vous êtes de passage à Paris avant le 3 août, c’est une expo à ne pas manquer !

Nous vous la conseillons vivement 😉

La vidéo du Grand Palais :

Notre Galerie Photos :

Zara, reine de la Fast Fashion

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Derrière les termes de Fast et Slow Fashion se cachent deux mode de consommation différents :

  • Ceux qui privilégient les achats dans des chaines et des enseignes peu chères grand public
  • Contre ceux qui optent pour des achats certes plus chers mais à fort valeur ajoutée : pièces personnalisées, de plus grande qualité, en édition limitée …

Focus sur Zara, la marque Fast Fashion par excellence.

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Le géant espagnol habille le monde en 3 semaines maximum

Une usine de fabrication de jeans Zara, au Maroc.

Une usine de fabrication de jeans Zara, au Maroc.

Au coeur de la Galice, 300 jeunes stylistes s’affairent : entre le premier coup de crayon et la mise en rayon d’un vêtement, même à l’autre bout du monde, il se passe rarement plus de trois semaines. Zara est un véritable empire, créé il y a 40 ans par Amancio Ortega, fils de cheminot devenu l’homme le plus riche d’Espagne et 2ème fortune mondiale après Warren Buffett.

Amancio Ortega, le fondateur du groupe Inditex, maison mère de la marque Zara.

Grâce au modèle de la Fast Fashion, l’enseigne espagnole, réputée dans le monde entier, diminue les risques et incite les clients à venir plus souvent dans ses magasins.

Zara est en pleine santéInditex, la maison mère du spécialiste de la Fast Fashion, a récemment annoncé que ses profits avaient bondi de 28% au premier trimestre. Les ventes se sont envolées.

Zara ne compte pas s’arrêter là, puisque l’enseigne de prêt-à-porter pour hommes et femmes prévoit d’ouvrir des centaines de nouveaux magasins notamment à Taïwan, à Hong Kong et à Macao. La marque se développe également aux Etats-Unis. Une véritable success story !

Le rapport publié par Goldman Sachs explique d’ailleurs pourquoi les spécialistes de la Fast Fashion mettent en difficulté les détaillants traditionnels. La particularité (et le secret) des enseignes de Fast Fashion ? Ils disposent d’équipes épiant les tendances d’achats actuelles des consommateurs, alors que les détaillants traditionnels ont des équipes de créateurs qui conçoivent des produits que ne seront à la mode que dans un an : un gros risque. Car si elles ratent la tendance du moment, elles seront contraintes d’appliquer des démarques, ce qui engendre une diminution des profits.

Le business model de Zara écarte ce risque de pertes. La stratégie de l’entreprise repose, en réalité, sur des stocks limités et l’actualisation des collections au maximum. La marque crée des vêtements adaptés aux demandes de ses clients. Les boutiques Zara ne se contentent pas d’un renouvellement de leur collection une fois par saison, bien au contraire, elles reçoivent du réassort avec de nouveaux modèles deux fois par semaine. C’est de la mode faite à toute vitesse. La marque encourage les clients à venir régulièrement en magasin pour découvrir les nouveautés. Et si le client veut acheter un article, il est préférable qu’il soit rapide au risque de ne plus le retrouver quelques jours plus tard.

Zara a véritablement révolutionné l’industrie de la Mode. Elle a rendu obsolète le cycle biannuel traditionnel. Si aujourd’hui de nombreuses entreprises de luxe comme Prada ou Vuitton créent 4 à 6 collections par an, c’est grâce à l’enseigne espagnole. Les enseignes doivent absolument suivre les tendances des défilés pour rester dans la course …

Les entreprises espagnoles, telle que Zara, cherchent leur statut au-delà des frontières. Ce sont les exportations qui sauvent pour l’instant le pays de la récession.

(Source : JDN)

Revue de Presse #65

Actu 1 > Camaïeu lance son observatoire du prêt-à-porter en partenariat avec Odoxa, Fashionmag.com.

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L’enseigne Camaïeu a souhaité interroger les Françaises sur leurs habitudes de consommation et décrypter leur comportement durant leur shopping. Le sondage a mis en avant l’importance des périodes de soldes et le multicanal. Ainsi, pour ses 30 ans, l’enseigne a créé l’Observatoire du prêt-à-porter (avec Odoxa) afin de s’informer et de s’ajuster au comportement des françaises en ce qui concerne le shopping. L’étude révèle que le budget moyen alloué à la mode serait de 208 euros sur la saison printemps-été. Un budget visiblement en baisse pour 4 françaises sur 10. Les trois quarts des Françaises déclarent l’acheter que durant la période des soldes afin de bénéficier des tarifs préférentiels et par souci d’économies. L’importance du multicanal ressort de cette étude. On remarque que boutiques et internet vont de paire dans la stratégie d’achat des Françaises. Cependant, l’achat sur Internet ne fait toujours pas l’unanimité puisque un tiers des femmes déclarent ne jamais acheter de vêtements sur la toile. Même si la tendance est à la personnalisation de l’accueil en magasin, les clients sont exigeantes et souhaitent être conseillées seulement si elles le demandent. Pour l’été, on apprend que le bleu serait la couleur favorite des françaises, et que la pièce phare de leur vestiaire est la robe. L’Observatoire du PAP a prévu de revenir à l’entrée et pour, peut être, d’autres saisons encore.

> Une initiative intéressante et stratégique de la part de l’enseigne qui étudie le comportement de ses propres clientes. Un outil statistique qui permet non seulement d’analyser pour mieux anticiper les saisons prochaines mais aussi un outil précieux pour les autres enseignes de prêt-à-porter souhaitant connaître ces informations pour mieux mettre en places les stratégies futures et ainsi répondre au mieux aux besoins des consommatrices Françaises.

Actu 2 > Le pop-up store plébiscité : 83% des consommateurs veulent de l’inattendu, Fashionmag.com.

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Apparus pour la première fois dans les années 2000 aux Etats-Unis, les pop-up stores se sont multipliés jusqu’à envahir nos villes. On a recensé 360 opérations en Europe depuis 2008, rien que dans le secteur de la mode, du sport, des accessoires et cosmétiques. Il semblerait qu’il y ait une réelle appétence des consommateurs pour le concept. Au carrefour du street marketing et de l’événementiel, les pop-up, pu boutiques éphémères, consistent à aller à la rencontre des consommateurs dans un termes et lieu donné, pour leur faire découvrir nouveaux produits et nouvelles marques. Les pop-up renforcent l’univers de marque et réponde à de vraies attentes de la part des consommateurs, qui souhaitent, pour la majorité, faire des découvertes inattendues et originales. Il s’agit d’un concept agréable et ludique pour effectuer son shopping et passer un moment original et inattendu. Pour cela, le pop-up store doit offrir un certain nombre d’éléments, parmi eux, un lieu premium offrant un fort passage ou la mise en place de « trucks » permettant une mobilité de la boutique éphémère. L’aménagement et les différents moyens de paiements sont également importants. Il convient de bien ajuster sa cible, car le grand point faible des op-up demeure la concurrence des marques présentes à l’année. Les pop-up stores, dans le cas des pure players du web, permettent aussi de tester des emplacements pour une éventuelle prochaine installation.

> Le pop up store est un atout commercial pour une enseigne qui souhaite surprendre sa clientèle ou une clientèle nouvelle. Il est une alternative shopping attractive, originale et ludique, permettant au consommateur de passer un moment agréable et expérimental, dont il se souviendra. Une bonne manière pour l’enseigne de renforcer son image, son univers et de marquer les esprits des consommateurs.

Actu 3 > Julien Fournié : des accessoires couture modélisés et imprimés en 3D, Fashionmag.com.

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Il y a plus d’un an, Julien Fournié, créateur de mode, présentait une collection de chaussures conçues via un logiciel 3D grâce au FashionLab de Dassault Système (dédié aux créateurs de mode). Cette année, le créateur crée une nouvelle fois l’événement en dévoilant des accessoires couture élaborés intégralement en 3D, de la modélisation virtuelle à l’impression. Cette collection d’accessoires baptisée « Phoenix » a été conçue pour l’automne-hiver 2015-2016 qui sera présenté lors de la semaine de la couture, dès aujourd’hui à Paris. Le créateur explique : « Je souhaitais apporter plus de légèreté et plus de souplesse à ces ailes de Phoenix. Mais je n’avais pas le temps de faire de nouveaux prototypes physiques. J’ai donc naturellement collaboré avec le FashionLab pour retravailler mes Phoenix en 3D ».

> Une innovation créative qui prouve une évolution considérable de la Mode et des possibilités technologiques qui s’offrent à elle pour se renouveler toujours et encore. Ce genre d’innovation et de collaboration Mode/Technique encourage les créateurs de mode à créer différemment, à réaliser des vêtements en adéquation avec les nouvelles technologies, pour surprendre toujours plus et s’adapter, non plus à des besoins exclusivement esthétiques, mais aussi à des besoins fonctionnels et pratiques. Le futur de la Mode est en marche …

Actu 4 > Les enseignes de proximité, de nouveaux magasins tendance, Fashionmag.com.

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C’est un fait, les magasins de proximité ont la cote auprès des consommateurs. Le CA de ces enseignes de quartier est en progression annuelle de 6,3%. Carrefour Express, Casino Shop, Leader Price Expresse … À chaque grande surface sa formule « proximité ». Et la tendance n’est pas prête de s’arrêter puisque Nielsen prévoit la conversion de nombreux hard discounts en magasins de proximité au cours des prochaines années. En 1 an, le nombre de points de vente de ce format a augmenté de 4%. Vincent Cornu, directeur distribution chez Nielsen France : « Les enseignes maillent désormais le territoire français avec près de 10 000 supérettes et magasins de proximité qui sont de véritables acteurs de la vie locale ».

> La tendance est effectivement aux supérettes « friendly » pratiques et agréables, dans lesquelles on ne passe pas des heures. Les magasins de proximité offrent un choix de produits ajustés, souvent locaux et de qualité, dans lesquels les consommateurs peuvent facilement trouver ce dont ils ont besoin et rapidement, dans un souci de gain de temps. La caractéristique « acteur de la vie locale » est très importante car elle fait référence à un contexte serein, de confiance où le consommateur est susceptible de passer un moment agréable, avec d’autres personnes du quartier (=village) dans lequel il vit. Bref, c’est le retour à la simplicité, aux fondamentaux … !

I Want it by Kiabi

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Kiabi affirme une nouvelle fois son repositionnement mode et tendance en lançant I Want it by Kiabi, des collections capsules (composées de 6 pièces) disponibles chaque 1er mercredi du mois en magasins dans l’Hexagone, en Espagne, en Italie, mais aussi sur son site e-commerce.

Inspirés des derniers défilés, ces trois looks seront déclinés autour d’une thématique et seront proposés aux clientes à moins de 50 euros, mais seulement pendant 4 jours afin de générer chaque mois un nouvel événement. C’est le principe de la fast fashion comme le pratiquent déjà des enseignes comme Zara ou H&M : susciter l’envie mais imposer l’exclusivité !

Alexandre Pesty, directeur artistique de Kiabi : « Avec l’équipe du Trends Lab, notre bureau de style « interne », nous avons décidé de pousser nos partis pris, notre réactivité et encore davantage notre curseur mode. Notre objectif avec nos collections en édition limitée : faire de Kiabi un destination store pour tous, y compris les it-girls ! »

Pour susciter l’envie, l’enseigne nordiste d’habillement à bas prix mise sur un plan média inédit en partenariat avec la féminité gratuit  Stylist, afin de bénéficier d’une caution mode.

Un plan de comm’ sera également mis en place dans l’ensemble de la sphère digitale Kiabi : sur le site de l’enseigne avec un chronomètre en homepage afin de créer l’attente, sur les réseaux sociaux de la marque, mais aussi via une campagne d’emailing.

Premier lancement ? Du 2 au 5 septembre ! Soyez au rendez-vous 😉

(source : Fashionmag.com)