Yann Kervarec, responsable du digital à Euratechnologies.

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Yann Kervarec est un spécialiste du web. Après de nombreuses expériences, il est aujourd’hui responsable du pôle e-commerce à Euratechnologies, pôle d’excellence économique dédié aux Technologies de l’Information et de la Communication, dont nous faisons partie. Il a accepté de répondre à nos questions …

Bonjour Yann, pouvez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ?

Bonjour Fitizzy, je me présente Yann KERVAREC, j’ai commencé ma carrière professionnelle dans le web il y a maintenant 13 ans au sein du département création de trafic de Pictime sur des problématiques d’acquisitions via des leviers de type SEO, SEM, affiliation … pour ensuite devenir le premier traffic manager de Vertbaudet sur la partie e-commerce mais aussi sur le site conseil de la marque.

Fort de ces expériences en agence et chez l’annonceur, j’ai rejoint Euratechnologies dès son lancement pour favoriser l’écosystème e-commerce en son sein.

Vous êtes responsable du pôle e-commerce d’Euratechnologies … En quoi cela consiste précisément ?

Concrètement j’accompagne les e-commerçants et apporteurs de solutions dans leurs problématiques, pour leur trouver la meilleure solution à l’instant T !

Je suis, au jour le jour, l’avancée de nos incubés qui évoluent dans ce milieu, mais aussi des sociétés en accélérations sur Euratechnologies.

En complément, un ensemble de partenariats nous permettent aujourd’hui d’être un endroit qui compte dans ce paysage dynamique, fragile mais hautement créateur de valeurs qu’est l’e-commerce.

Nous accueillons aussi de nombreux événements sur le commerce digital et le digital au sens large, tout en ayant lancé nos propres événements, les “EuraTech’DAYS E-commerce” qui rassemblent sur une journée plus de 250 personnes autour de problématiques concrètes de marchands.

Nous portons aussi le « Connected Innovation Village » pour le Salon VAD.CONEXT qui regroupe 20 startups qui ont de nouvelles solutions à apporter aux e-commerçants. L’appel à candidature est d’ailleurs en cours (plus d’informations sur : http://www.euratechnologies.com/actualites/2014/04/postulez-connected-innovation-village-2014-9307 )

Quelles sont, d’après vous, les attentes des e-consommateurs lorsqu’ils commandent en ligne ?

Les e-consommateurs attendent de trouver la meilleure offre de produit, au meilleur prix, sans avoir la sensation d’avoir fait un mauvais choix après coup. Mais bien plus qu’un prix, c’est d’un service dans son intégralité dont il est question. Ainsi, si l’on doit commencer, par exemple, à s’embarquer dans une aventure rocambolesque avec un service client d’un e-marchand ou de son prestataire pour récupérer un colis qui n’a pas pu être livré chez soi, on déçoit le consommateur par un service peu ou pas proche de ses contraintes.

Quelles sont les tendances principales du e-commerce pour 2014 ?

On entend beaucoup parler de co-conception, de proximité directe entre la marque et le consommateur, d’un service client irréprochable,….Ce qu’il faut retenir c’est que nous sommes dans l’air du consumer centric…L’enjeu pour les marchands existants n’est plus de ré-inventer la machinerie e-commerce, les bases sont là, mais bien d’apporter toujours plus de services aux clients, ou qu’ils soient.

Quels seraient vos conseils pour qu’un bon e-shop fonctionne aujourd’hui ?

Ne pas croire qu’ouvrir son site e-commerce est la finalité, mais bien penser toute la chaine de valeur autour de la vente de produits. A l’image de l’épicerie de proximité, les pure players sont condamnés à toujours plus se débrouiller et à être multi casquette, comme des artisans pour se développer. De l’autre côté, les groupes se doivent d’intégrer tous leurs canaux et ne créer aucune rupture de communication ou de services quelques que soient les canaux et les disparités de fonctionnement.

Les réseaux sociaux sont ils importants dans le bon développement d’un e-shop ? Quel est leur poids ?

Vaste question…. Indéniablement, les réseaux sociaux se doivent d’être dans la stratégie des marques, parce qu’ils permettent à n’importe qui de s’exprimer rapidement, facilement à sa communauté sur son expérience d’achats. La création, et l’animation d’une communauté sont deux choses très complexes, puisque par définition une communauté fédère un nombre différents de personnes et d’attentes autour d’une même passion ou d’une marque…il faut donc viser juste dans ses communications sans froisser telles ou telles personnes.

Que pensez-vous du concept Fitizzy ?

Fitizzy a une promesse très intéressante : trouver le vêtement qui me correspond, qu’importe la marque ! Dans un monde idéal, chaque marque aurait les mêmes S, L, M ou XL…mais dans les faits, les tailles sont différentes ! Fitizzy c’est aussi un moyen de garder dans un endroit les mensurations d’une personne qui nous est proche pour lui acheter un vêtements qui lui correspond… On pourrait même aller plus loin, quel homme ne s’est pas retenu plus d’une fois d’acheter une bague pour sa compagne, parce qu’il ne connaissait pas à l’instant T la taille de son doigt….là aussi il y aurait des choses à faire dans le domaine.

Quelles seraient vos recommandations personnelles à l’égard de ce concept ?

Je n’aurai pas réellement de recommandations, mais plutôt une vraie envie de voir déployer Fitizzy sur le maximum de sites ecommerce, pour le maximum de marques…c’est tout ce que l’on peut souhaiter à Sébastien et Gaultier.

Merci Yann pour cette riche interview … 

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La semaine prochaine, nous donnerons la parole à Annick Jehanne, chef d’entreprise chez HUBMODE : plateforme de formations professionnelles Mode et textile, à distance et en réel!

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