Le salon VAD Conext

Un rendez-vous 100% connecté pour appréhender les e-tendances de demain. Vitrine d’un commerce devenu 100% connecté, le salon #vadconext propose cette année encore un tour d’horizon des techniques de pointe du commerce sous toutes ses formes, qu’il s’agisse de e-commerce, de vente à distance multicanal, de marketing direct, de social media, de e-logistique… Au programme, des solutions concrètes présentées à l’ensemble des acteurs de la chaîne du commerce : entreprises issues de la vente à distance, pure players ou retailers.

Fitizzy sur le stand New Shopping Experience by PICOM :

Hier, premier jour de salon, nous avons assisté à la conférence inaugurale : Mode et Internet : les enjeux de la complémentarité entre sites marchands et magasins, proposée par la FEVAD.

La FEVAD et l’Institut Français de la Mode (IFM) ont présenté les résultats d’une enquête consommateurs sur le marché de la mode et de l’habillement. Comment évolue la part d’internet dans les achats textiles ? Quels sont les produits qui se vendent le mieux ? Qui sont les acheteurs ? Cette étude permet notamment de suivre la part des différentes catégories d’acteurs dans l’ensemble des ventes de mode en ligne (VADistes, pure players, retailers, chaînes textiles,…).

Les intervenants :

Evelyne CHABALLIER, Directrice des études économiques et prospectives Institut Française de la ModeEvelyne Chaballier est une spécialiste de la distribution européenne et internationale et des comportements de consommation. Elle a conduit de nombreuses études sur la distribution, la consommation et les stratégies des acteurs de la mode.

Joëlle GRUNBERG, CEO France de Devanlay-LacosteDirecteur général de Devanlay-Lacoste France, est administrateur de PROCOS (Fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce spécialisé) et de la FIFAS (Fédération des industries du sport).

François MOMBOISSE, Président FEVADPrésident de la Fevad est membre du Conseil d’Administration du Conseil du Commerce de France, membre du Conseil exécutif du MEDEF et président de E-commerce Europe, association européenne de commerçants en ligne.

Patrick SEGHIN, Président DamartEn 2000, il entre chez Staples au poste de vice-président marketing international et devient en 2003 DG de la division European Retail en Allemagne. Il était depuis 2005 président des activités E-commerce et Catalogue de Staples Europe.

Notre résumé de la conférence :

Constat général : la mode se vend bien sur le web ! L’évolution confirme ce constat : en 2006, la vente d’habillement représentait 2,4%, en 2013 13% et en 2014 14%.

C’est la lingerie féminine qui se vend le mieux (19% des ventes), à notre grand étonnement, suivis de l’accessoire et du prêt-à-porter. Les françaises préfèrent prendre le temps d’essayer les sous vêtements chez elles, tellement plus confortable qu’un essayage en cabine … question de pudeur sans doute ! La lingerie masculine, quant à elle, se vend de mieux en mieux.

De toute évidence, le marché féminin se porte à merveille sur le web. Les femmes n’ont pas peur de commander sur le web. Quant aux hommes, ils semblent un peu plus méfiants : la majorité préfère se rendre en boutique.

Les périodes de soldes et promotions représentent 39% des ventes en magasin contre 58% sur le web. Les périodes de soldes connaissent un succès grandissant sur Internet ! C’est généralement en période de soldes, sur le web, que les CA des marques explosent.

Les VADistes, pionniers de la vente à distance via catalogue, ne s’en sortent pas si mal face aux pure players et click & mortars. Ils réalisent 38% des ventes sur Internet. Mais les sites web se multiplient, la concurrence est importante et certains sites rencontrent des problèmes majeurs de rentabilité.

Concernant le marché des pure players en France, la mode a perdu 12% de ses ventes sur le web. C’est un marché qui stagne voire régresse. À l’inverse, aux Etats-Unis, la plupart des magasins possèdent un site web depuis très longtemps à part quelques pure players comme Amazon. Ils ont donc une meilleure expérience du web, en connaissent les objectifs, les failles et les enjeux.

Le cas Damart

Chez Damart, 30% à 40% des clients web ont consulté le catalogue papier et 30% à 40% des clients magasin ont consulté le catalogue papier. C’est dire l’importance de la version papier encore aujourd’hui. Il faut dire que la clientèle Damart est plutôt une clientèle de seniors. Les seniors ont l’habitude du catalogue papier, même si de plus en plus utilisent les tablettes, facile d’accès et intuitives. Le catalogue revient en force depuis quelques mois, l’exemple du géant suédois H&M le prouve : chaque achat réalisé sur le web, vous donne le droit de recevoir un joli catalogue en papier glacé. Autant en France qu’en Belgique (c’est dans ces deux pays que Damart réalise son plus gros chiffre), on observe une croissance de la fréquentation web par les 55 ans et plus. En ce qui concerne le panier moyen, il est de 50 à 55 euros en magasin et de 60 à 65 euros sur le web. L’avenir pour Damart réside dans le click & collect. Un projet de concept store est actuellement en test à Bruxelles, Damart y teste le click and collect ainsi que la cabine virtuelle. En termes d’innovation, Damart n’est pas en reste avec son tissu technique thermolactyl. Malgré tout, Damart travaille sur de nouvelles fibres bienfaisantes pour la santé.

Le cas Lacoste

La marque Lacoste existe depuis 80 ans. Ella a récemment fusionné ses deux sites pour n’en faire plus qu’un, pensé comme un véritable flagship digital, avec non seulement une présentation de la marque et de ses valeurs mais aussi et surtout un e-shop. La marque possède un réseau de boutiques très importants en France : 800 points de vente au total (boutiques et revendeurs confondus). Le web représente 3 à 4% du chiffre d’affaire global de la marque. La clientèle Lacoste achète moins sur le web qu’en magasin. Le web lui permet plutôt de préparer ses achats en magasin. Le groupe Lacoste souhaite cependant développer sa stratégie en mettant en place : le click and collect, la commande sur tablette en magasin et la réservation d’un article du stock magasin souhaité sur le web. Ces projets sont actuellement en cours de développement. En ce qui concerne le panier moyen, il est de 160 euros sur le web et de 140 euros en magasin. Le produit phare restant le polo. Lacoste a également pour ambition de développer des vêtements connectés, notamment dans le domaine du sport, pour faciliter les mouvements des sportifs portant du Lacoste dans leur activité physique.

Le mot de la FEVAD

Sur le web, les consommateurs sont à la recherche de simplicité et d’intuitivité. Ils recherchent surtout la facilité dans la livraison et les retours. Un point très important pour les marques en ce qui concerne la question de la rentabilité. Aujourd’hui, la mode est à l’utilisation des smartphones en magasin. En France, plus qu’ailleurs, les françaises ont de vraies habitudes de shopping à plusieurs. Le shopping en magasin reste donc courant, même si le web connait un succès grandissant. Quant à la gente masculine, de plus en plus d’hommes prennent soin d’eux mais 50% d’entre eux n’apprécient pas spécialement faire du shopping, le web reste donc une alternative intéressante dans leur cas. Il est, de toute évidence, important pour les marques de se concentrer sur l’analyse des données clients : big data. Le CRM est devenu essentiel dans la stratégie marketing des marques sur le web.

 

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