« Au secours ! Je ne trouve pas ma taille en magasin ! »

Dans l’industrie du textile, le fossé ne s’est jamais autant creusé entre l’offre des marques et les mensurations de la population française. C’est ce qui en ressort d’une étude Kantar, relayée par le Journal du Textile. Selon cette enquête, bien trop de consommateurs disent ne pas trouver leur taille quand ils se rendent en magasin : 19,2% des femmes et 15,8% des hommes ! Il y a un vrai « sentiment d’inadéquation entre les barèmes morphologiques des produits proposés à la vente et la réalité des mensurations ».

À l’heure où le retour des consommateurs en magasin est crucial, répondre à cette question est donc important.

D’autant que les enseignes multiplient les actions pour faire la chasse aux invendus : mise en place de e-commerces, présence sur les marketplaces, retour des produits gratuit. Et, qu’à partir du 1er janvier 2022, la loi leur interdira la destruction de produits neufs invendus. Ce qui signifie qu’elles devront “donner, réemployer, réutiliser ou recycler leurs invendus”. En clair, se réinventer.

Découvrons ensemble les raisons de ces disparités entre production et mensurations réelles, et les solutions pour réduire ces écarts.

Raison 1 : La stature ne serait pratiquement jamais prise en compte lors de la création de collections.

Ainsi, parmi les femmes de + de 65 ans par exemple, 37% d’entre elles disent mesurer moins de 1,60m. Or, la majorité des vêtements proposés à cette cible sont standardisés entre 1,65m et 1,72m. Les « petits gabarits » étant oubliés, cette cible a souvent recours à la retouche. Ce qui va à l’encontre d’une expérience utilisateur favorisée.

Raison 2 : L’immense majorité de l’offre est composée de tailles 36/38 alors que 41% des femmes s’habillent en 42, 44 et 46.

Selon Hélène Janicaud, directrice du pôle Mode de Kantar, « ces dernières manquent cruellement de propositions alors que la seconde partie des femmes croule sous une offre qui n’est pas forcément adaptée à ses attentes. » De nos jours, une Française sur 4 porte du 44 ou plus. Elles sont pourtant encore considérées comme une niche par l’industrie du textile.

Raison 3 : Le basculement « hors des normes » chez les hommes n’est pas anticipé par les marques

« Le passage à la quarantaine est aussi un cap pour les hommes dans le choix de leurs tailles de vêtements. (…) Si une proportion réduite de femmes de 35 à 49 ans s’habillent dans un équivalent 46, pour les hommes de la même tranche d’âge, cette taille concerne un quart d’entre eux. » Ces données ne sont pas forcément prises en compte par les stylistes.

La solution : analyser les données liées à vos ventes

Selon la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance), en 2020, le taux de retour des ventes en ligne s’est élevé à 24%. Ce pourcentage représente un coût considérable pour les marques, d’autant que ces frais leur incombent en cas de retour de commande pour erreur de taille.

Pour produire au + juste en fonction de la morphologie de leurs consommateurs, nous conseillons aux retailers d’analyser de près les données liées à leurs ventes en magasin et en ligne.

Il existe plusieurs méthodes pour recueillir ces datas. Découvrez-les ici.

Parmi ces méthodes, nous pouvons citer nos solutions : notre plugin de recommandation de taille (en ligne) ou bien l’application mobile et la fitiroom (en magasin).

Depuis plusieurs années,  notre plugin de recommandation est utilisé par des marques de vêtements grand public (Etam, Promod, Cyrillus, Celio…) ou bien professionnels/uniformes (Mulliez-Flory, Bragard). Leur objectif : mieux saisir les besoins de leurs consommateurs et les tendances du marché.

Cette solution, installée sur les sites e-commerces de ces marques, propose aux consommateurs des recommandations de taille en fonction du produit choisi.

Côté marque, ce plugin fournit plusieurs données particulièrement intéressantes :

  • nombre de modèles, de tailles vendues en ligne,
  • montant du panier,
  • produits ajoutés au panier,
  • achat ou abandon de panier,
  • contenu de la recommandation fournie,
  • nombre de pages vues sur leur site e-commerce,
  • nombre de clics sur le bouton d’action,
  • nombre de fois où le plugin a été ouvert par un internaute.

Via un Dashboard dédié, chaque marque retrouve l’ensemble de ses données sous forme de graphiques. Ces indicateurs de performance sont utilisés par ses modélistes pour :

  • analyser les données morphologiques du moment,
  • identifier les morphologies les plus sollicitées par les clients,
  • optimiser les nouvelles collections,
  • mieux gérer la répartition des stocks.

Cette démarche peut paraître avant-gardiste aujourd’hui. Elle sera dans un avenir très proche une norme. Pour optimiser les coûts de votre marque. Pour protéger l’environnement.

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